En passant

LE CYCLE DE LA VIE : la chair, matière changeante de la vie

Et vite en silence, l’âme aspirée plane au dessus de régions de cycles des cycles de générations qui furent

A la fois la natalité et la mortalité aussi bien que tous les autres phénomènes d’évolution, mouvements de marées, phases lunaires, températures sanguines, maladies en général, tout en un mot dans l’immense atelier de la nature, depuis l’extinction de quelques soleils lointains jusqu’à la floraison de l’une des innombrables fleurs qui embellissent nos jardins publics, est soumis à une loi du nombre encore non déterminée

LE CYCLE DE LA VIE : les métamorphoses de la chair

La vie est une plaie d’Egypte.

Et de même que les fins et aboutissants de toutes choses s’accordent en quelque manière et mesure avec leur commencement et origine, cette même concordance multiple qui fait partir de la naissance l’accroissement successif, accomplit par une métamorphose régressive, cette diminution et ablation tendant au terme final selon le désir de la nature, ainsi en est-il de notre être sublunaire.

LA NAISSANCE

Tous les aspects de la question passèrent successivement sous leur scalpel : l’aversion prénatale des frères utérins, l’opération césarienne , les cas de naissance posthume du côté paternel et cette forme plus rare du côté maternel … avortements et infanticides simulés et dissimulés, foetus acardiques in foetu…la perte du liquide amniotique ( dont le cas actuel offrait un exemple) ayant pour conséquence une menace d’infection de la matrice, la fécondation artificielle à l’aide de seringues, l’involution de la matrice consécutive à la ménopause… le problème de la perpétuation des espèces dans le cas des fécondation par viol, ce terrible procédé de délivrance nommé par les Brandebourgeois Sturzgeburt, les exemples de monstres multigéminaux, bispermatiques dus à la conception pendant la période cataméniale ou à des unions consanguines, en un mot toutes les anomalies de la naissance dans la race humaine qu’Aristote a cataloguées en son chef-d’oeuvre illustré de planches chromolithographiques. Les plus graves problèmes d’obstétrique et de médecine légale furent passés en revue….

L’ACCOUCHEMENT

Dame Purefoy qui avait obtenu l’entrée de par l’état de son ventre et présentement sur son lit de misère, pauvre créature, son terme étant passé de deux jours et les matrones au désespoir de ne la pouvoir délivrer…et son souffle plus embarrassé qu’il n’eut été désirable… mais que Dieu lui envoie prompte délivrance….

La miséricordieuse providence daignait mettre un terme aux souffrances de la dame qui était enceinte, souffrances qu’elle avait endurées avec force d’âme digne de louanges et elle était accouchée d’un bon gros bonhomme rond comme une pomme.

LA GROSSESSE

Les croyances populaires sur la grossesse, telles que l’interdiction à une femme enceinte d’escalader un échalier de peur que ses mouvements ne causent la strangulation du foetus par le cordon ombilical et cette recommandation dans le cas d’une envie nourrie avec ardeur et non satisfaite d’appliquer la main sur cette partie de sa personne qu’un usage immémorial a consacré comme siège des châtiments corporels.