La maison – Cellules

DSCF0875

 

7 ECCLES STREET – DUBLIN              6 RUE SIMON CRUBELIER – PARIS

Ulysse – JAMES JOYCE                            La vie mode d’emploi – Georges PEREC

16 juin 1904 : 1 jour                                  23 juin 1975 à 8 heures du soir : 1 instant

100 ou 1000 personnages

100 ou 1000 histoires tressées

des contraintes pour chaque chapitre

des citations

le parcours dans le labyrinthe comme dessin , dessein

la description extrémiste du réél

deux juifs ( Bloom et Perec ) dans une filiation interrompue

sans père, sans fils

pour retrouver un fil, se situer dans l’espace

trouver un lieu

des constellations à la page les mots deviennent  racines

Un lieu – une porte – une clé

 

160px-Entrance_to_7_Eccles_Street_at_the_James_Joyce_Centre_DublinDSCF1007

 

 » Sur le pas de la porte il tâta sa poche de derrière à la recherche de la clé. Pas là. Dans le pantalon que j’avais hier. Dois la récupérer.

Il tira derrière lui la porte d’entrée très lentement, flasque couvercle. A l’air fermé.  »  JJ

Le 7 Eccles street n’est pas une maison de famille, juste un lieu de passage avant ailleurs …

une maison sans racine

une maison flottante, un radeau

un lieu – une porte – une clé qui se promène

une clé que Stephen a abandonnée et que Léopold a perdue

une clé pour l’énigme

la clé disparue, reste le trou du verrou

un trou ouvert à double tours

une brèche libérée, un entrebaillement qui fend  l’espace

un interstice qui engendre la vue

Stephen et Léopold quittent tous deux une maison qui n’en est pas une

ils sortent

ils sortent du cadre

ils perturbent les lignes

 

 

8 HE-RES – 7 ECCLES STREET

DSCF0921

 

MAISON MURAILLE – MAISON BOITE – MAISON ENVELOPPE – MAISON NID – MAISON CONTOUR – MAISON TOUR – MAISON CAGE – MAISON CAVERNE

L.B crèche près de New Helmstedt street, entre Regent street et le Belvédère, entre Temple street et Needle street. C’est l’été ! Des merles se perchent près des hêtres et des frênes verts. Les venelles et les vergers sentent l’encens et l’essence de pêche. C’est le réel, le spleen le prend et le berce. L.B prend fermement ses clés, se presse près des fenêtres d’Eccles street et erre vers Emmet street. L.B émerge lentement de ses rêves. De véhémentes pensées semblent s’empresser vers cette cervelle, enfer de sexes effervescents et de lèvres expertes, tremblements de cendre et de perles enchevêtrées. L.B dépense sept pences, rentre et apprête tendrement le thé, le verre de schweppes et le kleenex de M.B, M.B déesse éternelle des ventres et des fesses, vedette entre les vedettes, fée des kermesses et des fêtes. Elle ne desserre les dents, elle pense. Le temps s’étend lesté de sens.