Catégorie : Sang et hémorragies /

Cuisiner – manger

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 » Monsieur Léopold  Bloom se régalait des entrailles des animaux et des volatiles. Il aimait une épaisse soupe d’abats , les gésiers au goût de noisette, un coeur farci rôti, des tranches de foie panées frites, des laitances de morue frites. Plus que tout il aimait les rognons de mouton grillés qui lui laissaient sur le palais la saveur légèrement acidulée d’un délicat goût d’urine. Il avait les rognons en tête tandis qu’il se déplaçait à pas légers dans la cuisine et installait sur le plateau bombé ce dont elle avait besoin pour son petit déjeuner. Dans la cuisine l’air et la lumière étaient glacés, mais dehors c’était partout la douceur d’un matin d’été. Ca lui donnait un petit creux. Les braises rougeoyaient.  » JJ

Monsieur Léopold Bloom est un juif qui ne mange pas casher.

Prendre le taureau par les cornes

 

 

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« J’ai fait un condensé de mon sujet dit M.Deasy. Il s’agit de la fièvre aphteuse ce mal du pied et du museau. Jetez-y un coup d’oeil. Il est impossible de voir la chose autrement. Je ne mâche pas mes mots, hein ?

Mal du pied et du museau. Connu sous le nom de préparation de Koch. Sérum et virus. Pourcentage de chevaux immunisés. Rinderpest. Chevaux de l’Empereur à Mürzsteg, basse Autriche. Vétérinaires. M . Henry Blackwood-Price. Offre courtoise un essai loyal. Les impératifs du bon sens. Problème ultrimportant. Dans tous les sens du terme, prendre le taureau par les cornes. Avec mes remerciements pour l’hospitalité de vos colonnes.

Je tiens à ce que ceci soit imprimé et lu dit M. Deasy. Vous verrez qu’à la prochaine alerte, ils mettront l’embargo sur le bétail irlandais. Et c’est guérissable. On l’a guéri. J’essaie de gagner du crédit au ministère. Maintenant je vais essayer la publicité. Je suis environné de difficultés, de… d’intrigues de… manoeuvres sourdes de…

Souvenez-vous de ce que je vous dis, monsieur Dedalus, fit-il. L’Angleterre est aux mains des juifs. »

Le sacrifice du boeuf

 

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Pylos leur apparut, la ville de Nélée aux solides murailles. Sur la plage on offrait de noirs taureaux sans tache, en l’honneur de Celui qui ébranle le sol, du dieu coiffé d’azur. Sur neuf rangées de bancs siégeaient les Pyliens, cinq cents hommes par rang, neuf taureaux devant chaque. Ils avaient mis la dent aux premières grillades et faisaient pour le dieu brûler les os et les cuisses.

Reine sois-nous propice ! donne nous beau renom, à moi, à mes enfants, à ma digne compagne ! Je sacrifierai une vache d’un an , une bête indomptée, dont nul n’ait encor mis au joug le large front et je te l’offrirai, les cornes plaquées d’or.

Nestor le vieux meneur de chevaux, répandit l’eau lustrale et les orges puis il fit à Pallas une longue prière et comme il prélevait quelques poils de la tête qu’il lançait dans le feu l’assistance en priant jeta des pincées d’orge.

Déjà, faisant un pas, le bouillant Nestoride Trasymède a frappé, et la hache a tranché les tendons cervidés : la bête tombe inerte, sous les clameurs sacrées. Le meneur des guerriers Pisistrate l’égorge : dans le flot du sang noir, l’âme quitte les os.   HOMERE

Des dynasties fondées sur le sang

 

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Chez Nestor/Daisy, le conducteur de char, le dresseur de chevaux

L’histoire affichée , momifiée, formolée

Portraits de rois et de princes

Mon royaume pour un cheval

Tous irlandais, tous fils de roi … hélas

Des dynasties fondées sur la sang des champs de bataille

Des tresses de sangs mêlés

 

L’histoire : une page jonchée de cadavres

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« Si Pyrrhus n’était pas tombé dans Argos sous les coups d’une mégère et si Jules César n’était pas mort poignardé. La pensée peut les congédier. Le temps les a marqué de son fer rouge et les a enchaînés dans la chambre des possibilités infinies qu’ils ont exclues. Mais étaient-elles possibles ces possibilités-là puisqu’elles n’ont jamais existé ? Ou bien la seule possibilité fut-elle celle qui arriva ? »

L’HISTOIRE EST UNE PAGE JONCHEE DE CADAVRES

ou

LES POIGNANTS POIGNARDS DE l’HISTOIRE