Catégorie : Ombres et momies

L’ombre des mères – 1 –

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C’est alors que survint l’ombre de feu ma mère, d’Anticléa , la fille du fier Autolycos … je n’avais qu’un désir : serrer entre mes bras l’ombre de feu ma mère … trois fois je m’élançai; tout mon coeur la voulait …trois fois entre mes mains ce ne fut plus qu’une ombre et un songe envolé … HOMERE

quand la mort nous prend, voici la loi : les nerfs ne tiennent plus , ni la chair, ni les os ; tout cède à l’énergie de la brûlante flamme ; dès que l’âme a quitté les ossements banchis, l’ombre prend sa volée et s’enfuit comme un songe … HOMERE

Sa tombe à elle est plus loin … je serai bientôt étendu à côté d’elle. Qu’Il me prenne quand il voudra. Elle est mieux là où elle est . J JOYCE

 

A la rencontre des morts – 2 –

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La première ombre qui vint fut l’ombre d’Elpénor. Il n’avait pas encore sa tombe sous la terre, au bord des grands chemins ; son corps était toujours au manoir de Circé.

ELPENOR : – Ce qui causa ma mort, c’est moins le mauvais d’une divinité qu’un trop coup de vin ; au lieu d’aller tourner par le grand escalier, je marchai devant moi, tombai et me rompis les vertèbres du col; mon âme descendit aux maisons de l’Hadès.  HOMERE