Catégorie : Molly Bloom /

INVENTORIER * extraits de Molly

Dans les moments où elle était inoccupée, elle avait plus d’une fois couvert une feuille de papier de signes et de hiéroglyphes dont elle affirmait qu’ils étaient des caractères grecs et irlandais et hébreux. Elle avait constamment demandé à des intervalles de temps divers quelle était la façon correcte d’écrire la majuscule initiale du nom d’une ville au Canada, Québec Elle ne comprenait pas grand-chose aux complications politiques, à l’intérieur ou à l’équilibre des puissances, à l’extérieur. Pour calculer les additions sur les factures elle avait fréquemment recours à l’aide digitale … Les mots polysyllabiques peu courants d’origine étrangère, elle interprétait soit phonétiquement soit à l’aide d’analogies fausses , soit avec les deux à la fois : métempsychose (mets ton petit chose), alias (une personne mensongère mentionnée dans les textes sacrés.

INVENTORIER * les vêtements de Molly

Quelles pièces vestimentaires féminines diverses et personnelles aperçut-il ?

Une paire de bas de femme mi-soie noirs neufs inodores – une paire de jarretières neuves violettes – un pantalon de femme grandetaille en mousseline indienne coupé selon des lignes généreuses, exhalant l’opoponax, le jessemin et les cigarettes turques Muratti et contenant une longue épingle de nourrice en acier brillant, se refermant curviligne – une camisole en batiste avec une fine bordure de dentelle – une sousjupe plissée en moirette de soie bleue, tous ces articles déposés irrégulièrement sur le dessus d’une malle rectangulaire, quadruplement lattée, aux coins renforés, avec des étiquettes multicolores, monogrammée B.C.T. ( Brian Cooper Tweedy ) sur la face avant en lettres blanches.

SE RETROUVER CHEZ SOI * une lumière au bout du chemin

Quel signe lumineux visible attira le regard de Bloom, lequel attira celui de Stephen ?

Au deuxième étage (arrière) de sa maison (celle de Bloom) la lumière d’une lampe à pétrole avec abat-jour oblique projetée sur l’écran d’un store à rouleau fourni par Franck O’Hara, fabricant de stores pour fenêtres, de tringles de rideaux et de volets à rouleau, 16 Aungier street.

Comment élucida-t-il le mystère d’une personne séduisante, invisible, sa femme Marion (Molly) Bloom, dénotée par un splendide signe visible, une lampe ?

Par allusions ou affirmations indirectes et directes : par affection et admiration atténuées : par description : par empêchement : par suggestion.

LES BEGAIEMENTS DU TEMPS – AIMONS, TROMPONS ET SOYONS BELLES CAR DEMAIN NOUS MOURRONS.

Parce qu’il y avait un petit canari riri qui sortait de sa petite maison pour donner l’heure lequel Gerty Mac Dowell l’avait remarqué la fois qu’elle se trouvait là parce qu’elle était rapide comme l’éclair pour ce genre,de chose, Gerty Mac Dowell et qu’elle avait remarqué tout de suite que ce monsieur à part qui était assis sur les rochers à regarder était

coucou, coucou, coucou

LES BEGAIEMENTS DU TEMPS – A TRAVERS MOLLY, UNE ODE A NORA – tout est mêlé

Ô ma douce ton tout petit toiblanche à l’air je l’ai vue sale branlebourgeois m’a fait l’amour collant nous deux vilains Grace darling elle lui à la demie passée au lit mets ton p’tit chose falbalas pour Raoul pour parfumer les volutes noires de la chevelure de votre femme sous opulentes senorita jeunes yeux Mulvey nichons rebondis moi van du boulanger Winckle mules rouges elle sommeil rouillé errer années rêves reviennent en fin de queue Agendath ma petite pomme d’amour m’a montré son l’an prochain à dans ses culottes retour prochain dans son prochain son prochain.

LES BEGAIEMENTS DU TEMPS – A TRAVERS MOLLY, UNE ODE A NORA – tout est pareil … ou pas …

NORA EN MOLLY

Elle m’embrassait. Ma jeunesse, c’est bien fini. On ne l’a qu’une fois.Elle aussi. Prendre le train là demain. Non. Revenir, c’est pas la même chose… Rien de neuf sous le soleil. Retour des saisons. L’histoire se répète. O rocs et pics me voici parmi vous une fois encore.Vie, amour, voyage autour de votre petit monde à vous. Et maintenant.