Catégorie : Métamorphoses /

LE CYCLE DE LA VIE

Qui que tu sois, ô homme, considère ta fin qui est la mort, laquelle a prise sur tout homme né de femme, car de même qu’il sort nu du ventre de sa mère, ainsi s’en retournera-t-il nu à son heure dernière afin de partir comme il est venu

Les trois soeurs nous poussent dans la vie, nous gémissons, grossissons, jouons, embrassons, étreignons, lâchons, rabrougrissons, mourons, sur nous morts, elles se penchent.

LE CYCLE DE LA VIE : la chair, matière changeante de la vie

Et vite en silence, l’âme aspirée plane au dessus de régions de cycles des cycles de générations qui furent

A la fois la natalité et la mortalité aussi bien que tous les autres phénomènes d’évolution, mouvements de marées, phases lunaires, températures sanguines, maladies en général, tout en un mot dans l’immense atelier de la nature, depuis l’extinction de quelques soleils lointains jusqu’à la floraison de l’une des innombrables fleurs qui embellissent nos jardins publics, est soumis à une loi du nombre encore non déterminée

LE CYCLE DE LA VIE : les métamorphoses de la chair

La vie est une plaie d’Egypte.

Et de même que les fins et aboutissants de toutes choses s’accordent en quelque manière et mesure avec leur commencement et origine, cette même concordance multiple qui fait partir de la naissance l’accroissement successif, accomplit par une métamorphose régressive, cette diminution et ablation tendant au terme final selon le désir de la nature, ainsi en est-il de notre être sublunaire.

LA NAISSANCE

Tous les aspects de la question passèrent successivement sous leur scalpel : l’aversion prénatale des frères utérins, l’opération césarienne , les cas de naissance posthume du côté paternel et cette forme plus rare du côté maternel … avortements et infanticides simulés et dissimulés, foetus acardiques in foetu…la perte du liquide amniotique ( dont le cas actuel offrait un exemple) ayant pour conséquence une menace d’infection de la matrice, la fécondation artificielle à l’aide de seringues, l’involution de la matrice consécutive à la ménopause… le problème de la perpétuation des espèces dans le cas des fécondation par viol, ce terrible procédé de délivrance nommé par les Brandebourgeois Sturzgeburt, les exemples de monstres multigéminaux, bispermatiques dus à la conception pendant la période cataméniale ou à des unions consanguines, en un mot toutes les anomalies de la naissance dans la race humaine qu’Aristote a cataloguées en son chef-d’oeuvre illustré de planches chromolithographiques. Les plus graves problèmes d’obstétrique et de médecine légale furent passés en revue….

L’ACCOUCHEMENT

Dame Purefoy qui avait obtenu l’entrée de par l’état de son ventre et présentement sur son lit de misère, pauvre créature, son terme étant passé de deux jours et les matrones au désespoir de ne la pouvoir délivrer…et son souffle plus embarrassé qu’il n’eut été désirable… mais que Dieu lui envoie prompte délivrance….

La miséricordieuse providence daignait mettre un terme aux souffrances de la dame qui était enceinte, souffrances qu’elle avait endurées avec force d’âme digne de louanges et elle était accouchée d’un bon gros bonhomme rond comme une pomme.

LE FRUIT DU VENTRE

Sachez hommes que ruines du temps bâtissent demeures de éternité. De quel sens est ceci ? Le vent flétrit l’aubépine ains advient ensuivant que au lieu de la ronce une rose fleurit dessus l’arbre de croix du temps. Or m’écoutez ceci. Es ventre la femme le verbe s’est fait chair mais en l’esprit du créateur toute chair qui passe devient le mot qui onques ne passera…Nul doute que le nom soit puissant d’icelle qui en ventre eut le précieux corps de notre Racheteur, Guérisseur et Pasteur, notre puissante mère et mère très vénérable… elle est la seconde Eve et nous sauva… alors que celle autre notre mère-grand, à qui nous sommes liés par successive anastomose de cordons ombilicaux, elle nous a tous vendus, semence, germe et génération pour un pépin de pomme…

I

LES BEGAIEMENTS DU TEMPS – A TRAVERS MOLLY, UNE ODE A NORA – tout est mêlé

Ô ma douce ton tout petit toiblanche à l’air je l’ai vue sale branlebourgeois m’a fait l’amour collant nous deux vilains Grace darling elle lui à la demie passée au lit mets ton p’tit chose falbalas pour Raoul pour parfumer les volutes noires de la chevelure de votre femme sous opulentes senorita jeunes yeux Mulvey nichons rebondis moi van du boulanger Winckle mules rouges elle sommeil rouillé errer années rêves reviennent en fin de queue Agendath ma petite pomme d’amour m’a montré son l’an prochain à dans ses culottes retour prochain dans son prochain son prochain.

LES BEGAIEMENTS DU TEMPS – A TRAVERS MOLLY, UNE ODE A NORA – tout est pareil … ou pas …

NORA EN MOLLY

Elle m’embrassait. Ma jeunesse, c’est bien fini. On ne l’a qu’une fois.Elle aussi. Prendre le train là demain. Non. Revenir, c’est pas la même chose… Rien de neuf sous le soleil. Retour des saisons. L’histoire se répète. O rocs et pics me voici parmi vous une fois encore.Vie, amour, voyage autour de votre petit monde à vous. Et maintenant.