Catégorie : Lieux communs et stéréotypes /

DES HISTOIRES DE MARINS * LIEUX COMMUNS, PREJUGES ET FANTASMES * Les italiens

La touche du poignard dans le dos était tout à fait dans le style des Ritals, quoique en vérité il n’en eût que plus de latitude pour reconnaître que ces vendeurs de glaces ou de fritures genre poissons, sans oublier la variété frites et tutti quanti, là-bas du côté de little Italy, étaient des types frugaux économes travailleurs sauf peut-être à s’adonner un peu trop volontiers à la chasse alimentaire de ses inoffensifs autant qu’utiles membres de la gent féline appartenant à d’autres en nocturne de façon à se procurer de la très bonne bouffe agrémentée de l’ail de rigueur sans distinction du sexe de la bête pour le lendemain en douce et à l’oeil.

DES HISTOIRES DE MARINS * BATEAUX ET LEGENDES * Les sauvages mâchent de la coca

un groupe de sauvages, des femmes en pagnes rayés, accroupies, clignant des yeux, allaitant , fronçant les sourcils, endormies au milieu d’un grouilement d’enfants devant des huttes primitives en osier.

Mastiquent de la coca à longueur de journée, ajouta le décidément très en verve loup de mer. Des estomacs comme des râpes à fromage. Se coupent les nichons quand elles peuvent plus avoir d’enfants.

AVENEMENT DE L’INDISTINCT * REFLETS ET MIROIRS * Tom et Sam Bohee

Tom et Sam Bohee, négros peints en complets de toile blanc, chaussettes écarlates, col hautamidonnée de Bamboula et grands asters écarlates à la boutonnière, arrivent d’un bond. Chacun a son banjo autour du cou. Leurs mains négroïdes plus petites, plus pâles font sonner les cordes bingbang. Yeux et crocs de cafre d’un blanc étincelant ils trémoussent un cakewalk en gros sabots, drelinant, chantant, dos à dos pointe talon, talon pointe avec claquemaclaquemolle de nègrelippes.

ULYSSE DEPLIE * LE LIVRE DES LITS * 14/18

… ses yeux pleins de tendresse contemplent son enfant….leurs enfants son imagination les voit groupés autour de son lit, les siens à elle, les siens à lui, Charles, Marie-Alice, Frédéric-Albert ( s’il avait vécu), Manou, Baba ( Victoria-Françoise ), Tom, Violette-Constance-Louise), le petit Bobsy chéri… Ce jeune espoir serait baptisé Mortimer-Edouard ( comme le cousin au troisième degré de M. Purefoy, un homme influent qui est dans les bureaux de la Trésorerie, au Gouvernement)

LA GROSSESSE

Les croyances populaires sur la grossesse, telles que l’interdiction à une femme enceinte d’escalader un échalier de peur que ses mouvements ne causent la strangulation du foetus par le cordon ombilical et cette recommandation dans le cas d’une envie nourrie avec ardeur et non satisfaite d’appliquer la main sur cette partie de sa personne qu’un usage immémorial a consacré comme siège des châtiments corporels.

CONSIDERATIONS DE BLOOM SUR LES FEMMES : de la chair saignant

A rester vierges elles finissent par verser dans la folie, je suppose … Proche de ses règles j’imagine, ça leur met les sens à vif … Mais pourquoi toutes les femmes n’ont-elles pas leurs règles en même temps à la même lune je veux dire ? Tout dépend de leur date de naissance je suppose. Ou bien toutes parlent en même temps puis chacune va à son rythme. Quelquefois Milly et Molly en même temps. Terrorisée quand ses règles luis sont venues pour la première fois. Pauvre môme! Moment étrange pour la mère aussi.

CONSIDERATIONS DE BLOOM SUR LES FEMMES : une chair frémissante

Parce qu’elles-mêmes le désirent. Aspiration de leur nature. Me demande comment ça les titille dans ces zones là ? La honte, toutes l’affectent en présence d’un tiers. Des tas d’entre elles n’arrivent pas au septième ciel, je crois. Gardent ça en suspens pendant des heures.

Elles n’aiment pas e cru et le brutal.

C’est l’influence du soir. Toutes sont sensibles à cela. S’ouvrent comme des fleurs, savent leur moment arriver, tournesols, topinambours dans les salles de bal, sous les lustres, dans les avenues sous les réverbères.