Catégorie : Humeurs du corps /

Le corps : une usine à gaz

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UNE MACHINE A EXPULSER – transformer – recycler –

« Des intestins enroulés comme des canalisations… Son ventre prêt à éclater ! Absolument effrayant ! La tête de l’enfant trop grosse : forceps. Recroquevillé à l’intérieur il doit essayer de trouver son chemin à l’aveugle en cognant à tâtons pour trouver la sortie. » JJ

L’homme en terre

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Suis persuadé que la terre serait enrichie avec du compost de cadavre, chair, ongles, fosses communes. Effrayant. Ca tourne au vert et au rose, la décomposition. Ca pourrit plus vite dans une terre humide. Les vieux desséchés plus durs à cuire. Alors une sorte de chanci, une sorte de frometon. Après ça commence à noircir, de la mélasse suinte d’eux. Après ils se racornissent. Papillons tête-de-mort. Bien sûr les cellules ou je ne sais quoi qui continuent à vivre. Se transforment.On vit à jamais en somme. Rien à bouffer. Elles se bouffent elles-mêmes. Mais doivent engendrer une sacrée quantité de vers. La terre en est toute retournée. Doit y avoir un sacré stock de mauvais gaz dans les parages. JJ

Revenir : un puzzle impossible

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Qu’ importe au pauvre bougre dans son costume sans manches à fumer les pissenlits par la racine ? Il n’y a rien là qui puisse être touché. Siège des affections. Coeur brisé. Rien qu’une pompe, pompant des milliers de litres de sang par jour. Un beau jour, elle se bouche et voilà. Il y en a des tas qui gisent partout ici : poumons, coeurs, foies. Vieilles pompes rouillées : rien d’autre ni plus, ni moins. La résurrection et la vie. Une fois que vous êtes mort, vous êtes mort. Cette idée du jugement dernier. Les faire tous surgir de leur tombe . Sors. Lazare ! Et il se présente tout saur et il fit un flop ! Lève-toi ! Voici le dernier jour ! Et voilà que chaque bougre renifle autour de lui à la recherche de son foie et de ses poumons et de ce qui reste de ses fringues. Un vrai casse-tête pour se rassembler ce matin là.  JJ