Catégorie : Ailleurs, loin, au-delà /

A la rencontre des morts – 2 –

P1030128

 

La première ombre qui vint fut l’ombre d’Elpénor. Il n’avait pas encore sa tombe sous la terre, au bord des grands chemins ; son corps était toujours au manoir de Circé.

ELPENOR : – Ce qui causa ma mort, c’est moins le mauvais d’une divinité qu’un trop coup de vin ; au lieu d’aller tourner par le grand escalier, je marchai devant moi, tombai et me rompis les vertèbres du col; mon âme descendit aux maisons de l’Hadès.  HOMERE

 

A la rencontre des morts – 1 –

 

P1030125

 

Quand j’ai fait la prière et l’invocation au peuple des défunts, je saisis les victimes; je leur tranche la gorge sur la fosse, où le sang coule en sombres vapeurs, et du fond de l’Erèbe, je vois se rassembler les ombres des défunts qui dorment dans la mort: femmes et jeunes gens, vieillards chargés d’épreuves, tendres vierges portant au coeur leur premier deuil, guerriers tombés en foule sous le bronze des lances … En foule, ils accourraient à l’entour de la fosse avec des cris horribles : je verdissais de crainte.   HOMERE

Jardins des morts – 2 –

 

P1030111

 

Les ombres des défunts qui dorment dans  la mort vont accourir en foule.

Quant à toi, reste assis; mais au long de ta cuisse, tire ton glaive à pointe, pour interdire aux morts à ces têtes sans force, les approches du sang, tant que Tiresias n’aura pas répondu…      HOMERE