Catégorie : Ailleurs, loin, au-delà /

LUI EN METTRE PLEIN LA VUE

Puis cela monta si haut qu’on le perdit de vue un instant elle tremblait de tous ses membres à force de rester renversée à ce point qu’il avait vue bien au dessus du genou, là où personne n’avait jamais pas même à la balançoire ou quand elle fait trempette.

S’EXPOSER

Il lui fallait se laisser aller à la renverse encore et encore pour la suivre haut haut presque hors de vue. Et son visage se teintait d’une divine, d’une enchanteresse rougeur à force de se cambrer et lui pouvait voir d’autres choses d’elle , les culottes de batiste, la matière qui caresse la peau.

SE DEVOILER

Elle prit un de ses genoux dans ses mains afin de ne pas tomber à la renverse en regardant et il n’y avait personne pour voir sinon elle et lui quand elle dévoila sur toute leur longueur ses belles jambes si bellement tournées comme ça d’une douce souplesse et d’un modelé délicat et il lui sembla qu’elle entendait le tambourinement affolé de son coeur.

LA BEAUTE SELON GERTY : LE CHROMO – LE CREPUSCULE

Quelle émotion dans ce tableau, l’emprise du crépuscule, l’éclat ultime de la verte Erin, les poignantes sonnailles de ces cloches vespérales et au même moment cette chauve souris qui s’envolait…. Elle pouvait voir au loin les signaux des phares tellement pittoresques qu’elle eût aimé les reproduire avec une boîte de couleurs parce que c’était tout de même plus facile que de faire un homme…

LA BEAUTE SELON GERTY : LE CHROMO – UN CALENDRIER DANS LES WC

C’était Gerty qui avait accroché aux murs des lieux qu’elle n’oubliait jamais de désinfecter au chlorate de chaux chaque quinzaine le calendrier offert à Noël par l’épicier M.Tunney et dont l’image illustrant les jours alcyoniens représentait un jeune homme dont le costume qu’on avait l’habitude de porter à l’époque et avec un tricorne en train d’offrir un bouquet de fleurs à la dame de son coeur avec toute la courtoisie du bon vieux temps par une fenêtre à grille. On devinait qu’il y avait toute une intrigue là-dessous. C’était colorié que c’en était ravissant. Elle, elle était moulée de blanc et prenai une pose étudiée tandis que le jeune homme en habit chocolat avait toute l’apparence d’un parfait aristocrate. Gerty la contemplait souvent, songeuse, quand elle venait là pour certain besoin particulier et , les manches relevées, elle caressait ses propres bras qui avaient exactement la même blancheur et la même douceur que les siens et elle rêvait à ce temps-là…