LA VIE DES CHOSES * les heures

Les heures matinales accourent depuis un coin de la pièce sandalégères, en bleu layette, tailledeguêpe avec des mains innocentes. Lestement elles dansent faisant tourner leurs cordes à sauter. Les heures méridiennes les suivent en or ambré. Riant, se tenant par la main, grands peignes étincelants, elles captent le soleil dans des miroirs moqueurs, levant les bras.

Les heures nocturnes l’une après l’autre se glissent à la dernière place. Les heures matinales, méridiennes et crépusculaires battent en retraite devant elles. Elles sont masquées, la chevelure daguée et portent des bracelets de grelots assourdis. Lasses elles chassé-croisent sous leurs voiles.

S’entrelaçant, reculant, mains alternantes, les heures nocturnes relient chaque à chacune bras cambrés en une mosaïque de mouvements.

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