Le sacrifice du boeuf

 

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Pylos leur apparut, la ville de Nélée aux solides murailles. Sur la plage on offrait de noirs taureaux sans tache, en l’honneur de Celui qui ébranle le sol, du dieu coiffé d’azur. Sur neuf rangées de bancs siégeaient les Pyliens, cinq cents hommes par rang, neuf taureaux devant chaque. Ils avaient mis la dent aux premières grillades et faisaient pour le dieu brûler les os et les cuisses.

Reine sois-nous propice ! donne nous beau renom, à moi, à mes enfants, à ma digne compagne ! Je sacrifierai une vache d’un an , une bête indomptée, dont nul n’ait encor mis au joug le large front et je te l’offrirai, les cornes plaquées d’or.

Nestor le vieux meneur de chevaux, répandit l’eau lustrale et les orges puis il fit à Pallas une longue prière et comme il prélevait quelques poils de la tête qu’il lançait dans le feu l’assistance en priant jeta des pincées d’orge.

Déjà, faisant un pas, le bouillant Nestoride Trasymède a frappé, et la hache a tranché les tendons cervidés : la bête tombe inerte, sous les clameurs sacrées. Le meneur des guerriers Pisistrate l’égorge : dans le flot du sang noir, l’âme quitte les os.   HOMERE

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